L'art de rebondir : La co-création du média Mémento (Made in Sarthe)
Mémento, KESAKO ??
LES ANECDOTES DE VIEPENSÉES D'UN ENTREPRENEURMEMENTO MEDIA
Aurélien Cailloce
3/19/20265 min read


Mis à la porte de la chaîne TV et l'art de rebondir...
Le 27 août 2025, après un été très actif et des semi-vacances en Vendée, il était temps pour moi de revenir au Mans, le directeur en Interim : Julien Sénéchal m'envoi un SMS pour me voir. Je me dit naturellement que c'est pour préparer la nouvelle saison des Sarthois(es) du web, l'émission où j'étais le producteur et l'animateur tous les vendredis.
On se fixe un RDV, on m'offre un café pas piqué des hannetons et au bout de 5 minutes, la sentence est donnée, mon émission est annulée, il faut savoir que la chaîne sarthoise connaissait de grosses difficultés financières. Il me fait comprendre que ce n'est pas une décision facile et ça, je le comprenais, un média reste une entreprise et en cas de difficulté, il faut faire des choix, des choix qui ne sont pas simples mais il faut les faire. Je n'avais pas été le seul, je pense également à Lilian où l'émission "L'infiltré" a été supprimé après 18 ans d'antenne.
Mais c'est quand même le choc, et face à un choc, on n'est jamais prêt !
J'avais envie de partager la nouvelle simplement, sur les réseaux sociaux et aussi les premiers invités qui devaient venir. Et je ne m'attendais pas à ce qui allait arriver.
Une vraie vague de soutien, des personnes qui sont venus, qui relataient leur passage dans l'émission, les personnes avec qui j'ai travaillé, ça a fait un bien fou. Et vu que rien n'arrive par hasard, le même jour, les choses allaient déjà bouger.
Un café et ça repart ! ☕
Suite à cela, un ancien invité, Louka Doutre qui gère une agence de création de contenus que j'avais déjà croisé plusieurs fois dans le cadre de mon émission sur LMtv Sarthe me propose un café pour un projet.
On résume, plus de boulot, donc une opportunité via un projet, je dis OUI tout de suite et on se prend ce café, il me pitch le projet en 2 minutes, un podcast, pas de D.A, pas de ligne éditorial, pas de marque, juste envie de créer quelque chose de différent.
Je dit : "OK, c'est parti" et je me suis rappelé de cette phrase d'Alexandre Astier comme quoi il ne peut bosser qu'avec des personnes avec qui il peut bouffer au resto. Donc on s'est fait une soirée de découverte avec aussi Antonin qui va devenir l'ingénieur du son du média mais ne soyez pas pressé.
On se fait cette soirée pour voir si nos trois caractères sont compatible et SPOILER : Ca se passe très bien et on commence déjà à parler de nos envies, de nos idées et le podcast va se transformer en MEDIA.


Trouver un nom, un logo, la ligne éditoriale, les invités, les formats... Bref tout le côté pas très sexy quand on lance un projet audiovisuel mais il faut bien passer par là, et promis je ne vais pas vous embêter avec ça.
Les invités sont trouvés, on a une salle, un théâtre au Mans qui rend les enregistrements intimistes, et nos premiers invités arrivent, et tout le monde a cette effet WHAOU !
On enregistre les épisodes, chacun se sent à sa place avec le sentiment d'être dans la bonne lancée, d'avoir un concept avec notre crédo : raconter des histoires, que tout le monde peut avoir la parole (enfin, tout le monde...). Et arrive le moment stressant, la diffusion du premier épisode, et au fond je sais que je suis attendu au tournant.
Attendu par les personnes qui me suivent depuis des années, par les copains, par les connaissances de la profession au niveau locale avec le pilote et quelqu'un que tout Le Mans connaît : Mamadi Sangaré.


On ne s'attendait pas à avoir autant de retours positifs mais la gratuité, ça va 5 minutes, ce n'est pas ça qui va payer mon loyer.
Je me suis toujours dit que si je dois créer quelque chose de A à Z, je ne voulais pas que ce soit cheap, ringard, mais quelque chose où on se dit : "Wouah c'est super quali !!"
On a montré ce que l'on sait faire, maintenant il faut continuer sur cette voie et aussi se rémunérer. Créer un projet avec passion, c'est bien, avoir un vrai modèle économique c'est quand même mieux.
C'est pourquoi Memento possède des formats destinés à toutes tailles d'entreprises, auto-entreprises, associations pour communiquer, pour que l'on se rémunère mais aussi produire des contenus de qualité. Et là une partie des personnes sont choquées.
Pourquoi la radio, la télévision ou la presse écrite ne facturent pas ??
Déjà sans la publicité, sans les encarts ou les subventions, certains reportages seraient payants, si on avait des subventions, ce serait plus simple mais il faut aussi savoir expliquer comment fonctionne un média.
Mais comment on se rémunère et de quelles manière ?
Memento Rush : Format Micro-Reportage (2 à 3 minutes)
Une Journée Avec : Un documentaire sur les coulisses, les dessous d'un ou plusieurs métiers, d'une entreprise, d'une association, d'un événement (15 - 20 minutes)
Formats Longs ( à la demande )


Memento est une des plus aventures humaines et entrepreneuriales que j'ai pu vivre mais c'est aussi énormément de travail, mais c'est ce que l'on aime non ?
Et si vous avez tout lu, merci beaucoup et si vous voulez en savoir plus, vous savez ce qu'il vous reste à faire et on vous raconte plein d'histoires en tous genres :


