Le syndrôme de l'imposteur : et si c'était bien en réalité ?

Aurélien Cailloce

6/10/20266 min read

Le syndrome de l'imposteur, sentiment d'illégitimité où cette façon que notre esprit, que notre cerveau nous fait comprendre que l'on ne se sent pas à sa place et que l'on ne mérite pas ce qui nous arrive en plus du NON-soutien de certains proches...

Et si en fin de compte, ce n'était pas que négatif, et si on utilisait ce syndrome comme une arme qui peut nous servir pour devenir meilleur ? Je ne dit pas que ce fut facile puisqu'il m'a fallut 4 ans pour me sentir légitime comme animateur, journaliste et créateur.

Par exemple par le passé, je pouvais faire 10 émissions qui se sont passés parfaitement, sur la 11ème, je fourche sur un mot et je remet tout ce que je fais en question en me disant que je ne suis pas fait pour ça. Sympa hein ?

Pour commencer, je n'ai pas de diplôme de journalisme.

Je suis autodidacte, je me suis formé sur le terrain, à observer, à faire, à force d'émissions, de chroniques, d'interviews, d'événements animés. J'ai appris en faisant, ce qui est, je crois, la meilleure école qui soit. Même si les débuts n'étaient vraiment géniaux mais ce n'est que mon humble avis.

Mais pendant très longtemps, cette absence de diplôme était une petite voix permanente dans ma tête. "Les autres ont fait des écoles. Toi tu n'as qu'un BTS en management et en vente."

Se sentir illégitime même quand tout va bien !

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Pas de diplômes = Pas de problème

1.1

Un CV qui se remplit et pourtant...

J'ai gravis les échelons des médias étape par étape et peu importe les réussites, le fait que j'ai produit 300 émissions en télévision, radio, que j'ai animé plus de 40 rendez-vous dans l'événementiel comme freelance.

Peu importe que j'aie interviewé Akon, Marcus de Game One, des élus, des artistes, des entrepreneurs. Peu importe les retours positifs, les personnes qui venaient chercher une expertise chez moi, les clients satisfaits (même si ça aide), et les projets qui fonctionnaient.

Une erreur minime effaçait tout, ça se compte en secondes cette erreur. C'est ça le syndrome de l'imposteur dans toute sa perversité : il est imperméable aux preuves et aux réussites.

1.2

1.0

Ce n'est pas le conseil de l'année et c'est même logique mais on ne s'en rend pas compte tout de suite : l'environnement dans lequel tu évolues a un impact massif sur ta façon de te percevoir et de t'auto-juger ou t'auto-saboter.

Quand tu n'es pas soutenu par certaines personnes, notamment avec la personnes avec qui tu vies, quand tes réussites ne sont pas reconnues par ceux qui comptent pour toi, quand tu rentres chez toi après une bonne émission et que ça ne compte pas vraiment ni sur les petites victoires, tu finis par douter de tout. De ton travail. De toi.

L'environnement compte plus que tout !

2.0

Le non-soutien de certain(e)s

2.1

Ce qui fut drôle avec le recul, une fois cette relation terminée, j'ai remarqué quelque chose : le syndrome de l'imposteur ne disparaît pas, mais il devenait moins paralysant et surtout moins présent. Comme si une partie du bruit s'était tue, bon, il faut dire que j'avait complètement changer de cadre de vie à cette époque-là.

Ce n'est pas une leçon facile. Mais elle est une vraie : les gens autour de toi peuvent amplifier ou étouffer ta confiance. Choisis-les bien. Et si qui m'a permit de diminuer cette sensation c'est aussi le retour des gens, des invités que j'avais dans mes émissions, que les personnes viennent me chercher, j'ai capté que le symptôme d'illégitimité diminue par le biais des autres.

Les autres ont plus de pouvoir que vous ne pensez

2.2

Prenons le problème à l'envers et voyons le verre à moitié plein.

Le syndrome de l'imposteur, dans sa version toxique, te détruit, te fait remettre en question ta valeur entière à partir d'une erreur dérisoire, tu doutes toujours et niveau charge mentale, ce n'est vraiment agréable. Il t'empêche aussi de te projeter, de proposer, d'oser, de te sentir bien.

Mais dans sa version saine, qui dit côté obscur, dit aussi côté clair, et c'est un moteur.

La personne qui ne doute jamais d'elle-même, ne se remet jamais en question, qui pense que tout ce qu'elle fait est parfait : elle stagne voir pire, va droit dans le mur. Elle n'écoute plus les retours. Elle n'apprend plus, on appelle aussi ça de l'arrogance.

Douter un peu, c'est rester humble. C'est continuer à regarder son travail avec un œil critique même si des fois ça pique, que ça fait mal. C'est ne jamais se satisfaire du "suffisamment bien" quand on peut faire mieux.

La différence entre le syndrome de l'imposteur paralysant et le doute constructif, comme par exemple voir quelqu'un faire mieux que toi, c'est la direction dans laquelle il te pousse. L'un te fait reculer. L'autre te fait avancer.

Et si le syndrome de l'imposteur était utile ?

Aurélien cailloce animateur speaker présentateur vidéo Paris Le Mans freelance
Aurélien cailloce animateur speaker présentateur vidéo Paris Le Mans freelance

3.0

Ne pas confondre une erreur et une identité.

Rater une phrase en direct, c'est une erreur et ça arrive même aux plus grands. Ce n'est pas une preuve que l'on est mauvais. Ce sont deux choses complètement différentes.

Il faut garder une trace des réussites, les retours constructif des personnes, suite à tel ou tel travail, projet, que quelqu'un vous dise "Moi ça m'a marqué", il faut célébrer aussi les petites victoires.

Quand le syndrome de l'imposteur frappe, il efface ces moments de gloire, de réussites. Avoir quelque chose de concret, par exemple me concernant, ce fut le message d'une mamie qui ne comprenait rien à Twitch, après une chronique à la radio sur Ici Maine, elle m'a appelé et m'a dit que ça a permit de vivre des moments de partage avec son petit-fils ou sinon être contacté pour une grosse production sur Orléans.

Et même si vous n'êtes pas pris(e) pour un projet, ne dîtes pas que c'est votre faute, il y a toujours plein de variables à prendre en compte, relativisez, ce n'était pas votre moment à vous. Et juste en se disant ça, on fait un léger "lâcher prise".

Allez parler à des gens qui vous nourrissent. Pas des gens qui vous flattent tout le temps. Mais surtout, ayez des gens qui croient en vous honnêtement et qui vous soutiennent avec de façon simple "Tu vas y arriver" "Comment ça va en ce moment".

Accepter que l'inconfort soit normal. Je ne serai probablement jamais quelqu'un qui arrive sur un plateau en se disant "je suis parfait", je doute régulièrement, c'est normal et c'est très bien comme ça. RIEN N'EST JAMAIS ACQUIS.

Les exercices pour évoluer dans le bon sens

Aurélien cailloce animateur speaker présentateur vidéo Paris Le Mans freelance
Aurélien cailloce animateur speaker présentateur vidéo Paris Le Mans freelance

4.0

Le syndrome de l'imposteur ne disparaît pas vraiment, il fait comme Claude Français : "Il s'en va et il revient"

Mais aujourd'hui, quand il pointe le bout de son nez, il ne faut plus le laisser aux commandes. Il faut l'écouter, je prends ce qu'il a d'utile, le rappel de rester exigeant, de ne pas se reposer sur ses lauriers, faire mieux, faire les choses différemment et continuer sa route

10 ans de terrain, une émission lancée, un média cofondé, des invités extraordinaires rencontrés.

Peut-être que je n'avais pas tout à fait tort de me sentir capable.

Le dernier mot du CAILLOCE

5.0

Plus qu'un Animateur

Et si on faisait évoluer votre projet ensemble pour qu'il soit unique ?

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